Ce que je sais des champignons ? Pas grand-chose à vrai dire.
Nous sommes d’accord qu’en cueillir était donc une erreur.
Je cours dans le noir. Une forêt, ça sent l’herbe, je me cogne bêtement aux arbres que je croise sur mon chemin au hasard. Mes amis m’appellent. Je peux les compter. Une fille est allongée par terre et elle m’appelle. Dois-je la rejoindre ? Non j’ai entendu cette autre fille, celle que j’aime que je crois aimer, que j’ai cru aimer………
Mais pourquoi les oiseaux volent, dis ? Pourquoi y a-t-il autant d’oiseaux quand tu es là ?
Pourquoi y a-t-il tant d’oiseaux autour de toi ?
Que le clair de lune est beau, reflété par ton piano.
Que la lune est belle quand elle surgit de son ombrelle,
Que ton chant est beau, beau au-delà des mots, beau au-delà des phrases, perdues delà l’extase……
C’est une belle nuit, une belle nuit pour nous, allongés dans cette herbe, l’herbe fraiche, la nuit froide, mais chaude par toi, chaude dans mes bras, embrasée par nos baisers, refroidie par nos non-dits, belle nuit pour rêver……
Entends-tu les notes ? Sorties d’on ne sait où, tes petites quenottes, des histoires à raconter quand s’envolent les idées. Une triste histoire de prince et de princesse, d’amour perdus-retrouvés, couverts par nos baisers, une belle nuit pour rêver de nos contes hallucinogènes,…
Mais déjà Chopin chante l’adieu, adieu douce captive de mes rêves pré réchauffés, non restes ! Non ! Ne me quittes pas, pourquoi tout devient si réel ? Tout devient si froid, tout s’éloigne de moi, de quoi m’accusez-vous ? Je ne suis pas sicilienne, je ne suis pas un mouvement de Mahler, je ne suis que Debussy l’été et Chopin le soir, J’ai perdu les voyages en été, les écharpes échaudées en hiver, me pardonneras-tu ? J’ai si froid, si froid sans toi, non ne me quittes pas geôlière,…. Mais déconcentré par une étreinte soudaine je t’ai quitté, presque oublié…
Ou est-tu ma belle, ma douce, je pleure sans toi, je meurs d’en mourir…..
Par ta faute je serai toujours sicilienne, peut être cygne, mais jamais amoureux….
Que deviendras l’été ? Il est mort m’a-t-on dit. J’écris des histoires tristes mais rien ne m’éveille le soir.
Je chante mon désespoir au loin face à la mer mais le mieux que je puisse en tirer, la paix autour de nous, les histoires de fée…. Un conte à la fois, un jour peut-être.
Music : Julien Doré - Piano Lys
Painting by : Elle







